Le dictionnaire historique de la langue française nous apprend que le mot « fabrique » a eu le sens de « plantation d'un jardin », autour de l'an 1600.
Une variante tout à fait singulière et plaisante, qui éloigne de l'étymologie première plus proche des forges et des orfèvres.
Cette idée de « plantation d'un jardin » correspond à ce que recouvre, pour nous, le mot « susciter ».
Susciter le goût de la découverte et de la connaissance, consiste précisément à semer des graines, à planter de petits arbustes qui deviendraient des plantes, puis des arbres, et un jour des forêts.
Dans cet atelier, nous avons envie de faire écouter des textes, faire entendre des musiques, faire découvrir des oeuvres picturales, visuelles en général.
Nous avons envie de faire naître des passions.

C'est l'atelier du partage et de la découverte.

 

Ici, nous vous proposons quelques uns des textes présentés lors des différents Séna, ainsi que les références des ouvrages utilisés pour préparer nos rencontres.

Pour commencer, le sommaire du Séna du 09 juin 2012 : 

Western, ciné poème guadeloupéenn, de Max Jeanne, dessins de Michel Rovélas, paru aux éditions l'Harmattan, Paris, 1978.

L'assimilation, par Paul Niger (Albert Béville), paru dans la revue Esprit, d'avril 1962, numéro intitulé Les Antilles avant qu'il soit trop tard..

Je me souviens, de Roger Valy-Plaisant, inédit.

Inconnu 1,2,3 et 4, de Gerty Dambury, parus dans la revue Les Cahiers de Prospéro, 2002, Avignon.

Ultramarine, Grève, Spleen, Les dameurs, quatre textes de Sony Rupaire, extraits de Cette igname brisée qu'est ma terre natale, éditions Parabole, Paris, 1971.

Nwèsè de Marie-Céline Lafontaine, inédit.

Ghetto de Guy Tirolien, extrait de Balles d'Or, paru aux éditions Présence Africaine, Paris, 1961, réédité en 1982.

La Guadeloup malad, chant de Guy Konkèt (interprété par Mariann Mathéus, avec René Dambury aux percussions)

Té ni moun et On sèl bobo de Ti Malo, paru dans Dé moun, éditions TIMALO (www.timalo.com), 2010.

Absence de moi-même, de Joseph Polius (dit par Christian Julien), inédit.

Ils sont venus ce soir, et Un clochard m'a demandé dix sous de Léon Gontran Damas, extraits de Pigments et Névralgies, éditions Présence Africaine, Paris, 1972

Dénégrifikasyon, de Döry, texte dit par Karine Pédurand, inédit.

Les Saints Anges, la tab é sèvi , texte de Soboul, poète haïtien, paru dans Cultures et Pouvoir dans la Caraïbe, de Dany Bébel-Gisler et Laënnec Hurbon, éditions l'Harmattan, Paris, 1975

Et ce chant, chant 4 extrait de Nostrom, de Monchoachi, Les Éditions Caribéennes, paris, 1982.

Mi tierra chant de Gloria Estefan,(Cuba), interprété par Lully Dambury

LLegas d'Enriqueta Arvelo Larriva (Vénézuela)

Le pouvoir des mots, de Jean Métellus, in Anthologie de la littérature haïtienne, un siècle de poésie, editions Mémoire d'encrier, Montréal, 2004

Duréna extrait de Van Cortland Club de Syto Cavé, éditions RivartiCollection, 2004

That Something de Paul Keens-Douglas, paru dans Tell me again, édité par Kinsdee Productions Ltd, Port of Spain, 1979 (traduit en espagnol pour le Séna par Gladys Arnaud et en créole et français, par Gerty Dambury, paru dans Effervescences,, de Gerty Dambury, éditions du Manguier, Paris, 2010.

Textes non dits :

Habia olvidado las muñecas de Maria Calcaño (Vénézuela), extrait de Canciones que oyeron mis ultmas muñecas

Chant pour pleurer un combattant de Tchicaya U Tam'Si, paru dans Le ventre, Le pain ou la Cendre, éditions Présence Africaine, Paris, 1978

Domen an mwen, traduction en créole d'un texte de Tchicaya U Tam'Si, inédit.

Car s'il est chose promise, extrait du chant II de Nostrom, par Monchoachi, Les Éditions Caribéennes, Paris, 1982

El silencio del Agua de José Antonio Escalona Escalona

Pays menti de Gerty Dambury, inédit.

Palimpseste, de Rodney Saint Eloi, paru dans J'avais une ville d'eau, de terre et d'arcs-en-ciel heureux, éditions Mémoire, Port-au-Prince, 199

Nos visites au musée
La sculpture du mois

Ce poteau a été amputé à la base d’environ deux mètres.  
Il soutenait un hangar à canots. 
Pectoral, bracelets, cylindres d’oreilles et anneau de nez composent la parure de cette figuration masculine dont la coiffe est ornée de poissons stylisés. Ce sont les mêmes animaux qui sont représentés sous les bras du personnage.
Qu’elles aient ou non fixé le souvenir de personnes ou de modes historiquement situées, le rôle principal de ces sculptures était de contribuer à la formation des jeunes gens durant les douze à vingt-quatre mois d’initiation où ils apprenaient les rites de pêche, la navigation sur les grandes pirogues et les secrets du hangar sacré, véritable « maison des hommes ».

MÉLANÉSIE
ÎLES SALOMON
Poteau de maison cérémonielle. Bois et pigments. H. : 255 cm
Ancienne collection Charles Ratton
Collection particulière
© Archives Musée Dapper et
Hughes Dubois.
Musée Dapper